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Quand les guerriers se préparaient à combattre, un essaim de vierges aux yeux bleus, montées sur des chevaux resplendissants de lumière, passaient à travers leurs rangs, les excitant du geste et de la voix, murmurant à leur oreille des chants de guerre, changés bientôt en chants de triomphe pour ceux-là qui tombaient mortellement frappés.

Ces vierges, c'étaient les Valkyries, les Valkyries tant célébrées, tant reproduites depuis par les poètes et par les peintres de l'École ossianique. L'École ossianique, régénérée vers la fin du dix-huitième siècle par l'Écossais Macpherson, compta chez nous deux jeunes adeptes enthousiastes, Napoléon et Lamartine, ne l'oublions pas!

Les Valkyries donc, ces belles nymphes du carnage, attirées par le bruit des armes, se plaisaient aux mêlées sanglantes, aux cris des mourants, même à l'odeur des cadavres, goüt étrange chez des femmes aux yeux bleus. Disons cependant que ces goöts contre nature se trouvaient justifiés chez elles par la mission qu'elles avaient à remplir, mission toute de bienveillance et de tendre mansuétude.

Elles parcouraient les champs de bataille, non pour relever les morts, mais pour recueillir l'âme de ceux qui venaient de mourir. [161-63]

Formatting and text by George P. Landow. [You may use this image without prior permission for any scholarly or educational purpose as long as you link your document to this URL in a web document or credit the Internet Archive and Oxford University and link to the Victorian Web web document or cite it in a print one.]

Bibliography

Santine, X. B. La Mythologie du Rhin. Paris: L. Hachette, 1862. Internet Archive version of a copy in the library of the University of Oxford. Web. 22 February 2014.


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Last modified 23 February 2014