[L'auteur a généreusement partagé ce matériel de son Les Guillotinés de la Révolution Française. Nos lecteurs voudront peut-être visiter. — George P. Landow]

Né au Pin-en-Mauge, Maine-et-Loire, le 5 janvier 1759, mort à Saint-Florent-le-Viel, le 14 juillet 1793. Voiturier mais aussi un peu commerçant, homme simple et très pieux, Cathelineau est entrainé dans l'insurrection par son curé, l'abbé Cantiteau. Le 13 mars 1793, après avoir réuni autour de lui une trentaine de parents et d'amis, il se lance dans la guerre et s'empare du château de Jallais puis de Chemillé, le lendemain. Avec trois mille homme, il se joint à Stofflet, prend avec lui Cholet, Vihiers et Chalonnes, le 23 avril, Thouars, le 5 mai, bat à La Châtaigneraie le général Chalbos, le 14 mai, mais est battu à Fontenay le 16. Trois jours après la prise de Saumur (9 juin), Lescure et l'Elbée se mettent d'accor pour désigner Cathelimeau comme général en chef de l'armée catholique et royale, une façon de flatter les masses paysannes qui constituaient l'essentiel de l'armée en mettant un de leur représentants à leur tête. Angers tombe le 23 juin. Désireux de prendre Nantes pour disposer d'un port, Cathelineau arrive à pénétrer dans la ville mais est blessé à mort dans l'action. On le transporte mourant jusqu'a Saint-Florent-le-Vieil. Michelet écrit à ce sujet: «La vendée, frappée du coup, n'alla pas plus loin. Ils l'avaient cru invulnérable; ils furent tous blessés, qu'ils ne s'en sont jamais relevés».


Dernière modification août 6 novembre 2010